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Qu’est ce qu’une première conférence MUN en distanciel ?

Presse : Est-ce que tu pourrais te présenter en quelques mots?
Clément: Je m’appelle Clément Varesano, je suis en 2nde au lycée Philippine-Duchesne, et MFGNU est ma première conférence MUN.
P. : A quoi t’attendais-tu en venant à MUN?
C. : Je ne connaissais personne qui avait fait MUN dans mon entourage, mais je m’étais déjà fait une vague idée de comment cela allait se passer grâce aux réunions précédentes. Cette première journée s’est vraiment bien passée, surtout l’après-midi avec le début des débats.
P. : Comment s’est passée ta première journée de conférence?
C. : Pour la cérémonie d’ouverture, on a pu suivre le live tous ensemble, ce qui était cool, avec en plus aucun soucis au niveau de la connexion, cela s’est bien passé pour une première. Ce qui a été plus compliqué était l’accès à la visio du comité, à cause de la connexion internet lente, avec
quelques difficultés pour rejoindre les groupes de lobbying par exemple. Cela s’est amélioré l’après-midi, je n’ai eu aucun problème de connexion chez moi.
P. : Dans quel comité es-tu?
C. : Je suis au CRNU (Comité de réforme des Nations Unies), et représente Amnesty international.
Je n’ai pas eu de mal à prendre la parole, le plus dur étant de se lancer. J’étais plutôt motivé car dès qu’on a une idée, il faut la défendre jusqu’au bout.
P. : Quelle était la problématique de ton comité?
C. : C’était “Comment assouplir le fonctionnement des institutions onusiennes pour permettre une meilleure réactivité face aux situations de crise?” Je l’ai trouvée top car nous sommes en pleine crise à cause du COVID-19, donc on parle de choses qu’on vit actuellement. La problématique est bien tombée, si j’avais pu choisir mon comité j’aurais pris le CRNU. Le sujet n’est pas trop “abstrait”, et facile à comprendre pour une première expérience.
P. : Quelle est la position d’Amnesty International sur le sujet?
C. : Amnesty est pour des réformes des institutions onusiennes: depuis sa création en 1961, l’organisation a toujours lutté pour les droits humains, en étant par exemple contre la peine de mort. Elle est principalement basée sur de l’action directe à la racine du problème, et il lui arrive aujourd’hui d’arriver sur une situation de crise avant l’ONU. Par exemple, elle fut l’une des premières à intervenir au Nigeria, en créant des aides pour les habitants face à Boko Haram, intervenant avant les institutions onusiennes. Cependant, Amnesty désire réformer ces institutions sans les supprimer, ayant besoin de leur aide dans sa lutte pour les Droits de l’Homme. Le vrai
problème de ces institutions est leur temps de réaction, et la mise en place de leur dispositif d’aide, trop long à arriver et à se mettre en place sur le terrain. Ainsi, le 6 janvier 2021, c’est Amnesty International qui a demandé à Israël de donner des vaccins aux palestiniens en Cisjordanie et à Gazah, malgré leur conflit qui dure depuis des années. Leur réponse est encore en suspens, mais ces personnes devraient pouvoir être vaccinées par droit international. Et ce n’est que l’un des domaines d’action d’Amnesty international. Apporter des aides concrètes à un problème, que ce
soit trouver un avocat pour défendre des personnes injustement condamnées, comme 18 étudiants et un professeur turcs qui risquent trois ans de prison, car ils ont manifesté en faveur des droits des personnes LGBTQIA+: ils ont manifesté pacifiquement en restant assis par terre, et ont été repoussé par les forces de l’ordre avant d’être arrêtés.
P. : Comment était l’ambiance dans ton comité?
C. : Plutôt bonne, l’atmosphère était détendue grâce aux débats informels. Les débats sont intéressants même si c’est majoritairement deux ou trois personnes qui parlent la plupart du temps, généralement les délégations de pays avec des avis “extrêmes” tel la Corée du Nord. Mais je trouve dommage que certains acteurs majeurs de mon comité ne participent que très peu, ce qui se comprend car c’est la première journée de débat.
P. : Qu’est ce qui t’a plu lors de cette première journée?
C. : Le début des débats sur les résolutions était vraiment bien, j’ai vraiment hâte d’être demain, vu qu’on s’est arrêté en plein débat sur une résolution. Et je trouve vraiment bien le travail de la Presse, qui est active aussi bien pendant la conférence que sur les réseaux sociaux.

Lucie Phengphachanh-Bernard

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