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2022

Deux nouveaux enseignants totalement séduits par le MFGNU 

« La démocratie ce n’est pas quelque chose de donné » : Les mots de Mme Giri-Loussier et Mr Magnani.

Du 4 au 6 février 2022 se tenait la 10ème édition du MFGNU au sein de l’Externat Notre Dame.  Une édition haute en couleur, qui se doit d’être célébrée en grande pompe. Pour certains, professeurs comme élèves, cette conférence est familière. Ils y ont déjà participé à plusieurs reprises. Or, pour d’autres, c’est une expérience nouvelle. C’est pourquoi l’équipe presse a décidé d’aller interviewer deux professeurs : Mr Magnani (Professeur de SES) et Mme Giri-Loussier (professeur d’anglais) pour qui, la 10ème édition du MFGNU, est leur 1ère conférence :

Presse : Bonjour Mme Giri-Loussier et Mr Magnani, vous êtes nouveaux tous les deux et vous n’aviez jamais participé à des conférences MFGNU avant. Quelles sont donc les motivations qui vous ont poussées à participer au MFGNU ?

Mr Magnani : Pour ma part, je suis arrivé très tard dans l’année, en janvier, donc je ne me suis pas engagé sur le processus d’organisation et l’écriture des résolutions. Ce qui m’a amené à venir voir ce week end, c’est que j’ai été engagé dans une association un peu similaire à MUN qui est le « Parlement Européen des Jeunes France ». Pendant une dizaine d’année je me suis intéressé à l’engagement démocratique de la jeunesse. Finalement, aujourd’hui, je suis du côté du professeur,  et je peux voir les élèves s’engager de cette manière-là comme j’ai pu m’engager dans une autre association qui avait un fonctionnement un peu similaire.

Mme  Giri-Loussier : Je suis responsable depuis cette année du comité anglais, et j’en suis ravie. Ce qui m’a motivé, c’est déjà le fait de faire une conférence en partie en anglais, cela m’a beaucoup intéressé. J’ai aussi été attiré par la science politique, parce que cela me passionnait beaucoup. Je voulais vraiment voir, comme Mr Magnani, comment les jeunes abordent ces sujets actuels de la politique.

Presse : Est-ce que vous aviez déjà entendu parler du MFGNU avant d’arriver au lycée ?

Mme Giri-Loussier : Moi, oui car le lycée où je travaillais avant participait aussi au MFGNU et à d’autres conférences MUN donc oui, j’étais au courant.

Mr.Magnani : Moi je connaissais les conférences MUN de nom et un peu de fonctionnement puisque j’étais comme je le disais dans une autre association qui proposait quelque chose d’un peu similaire. J’en avais entendu parler mais je n’y avais jamais participé. Après MFGNU plus précisément je n’en avais jamais entendu parler même quand j’étais au lycée à Grenoble.

Presse : Qu’est-ce que vous avez pensé de la cérémonie d’ouverture ?

Mme Giri-Loussier : J’ai trouvé que c’était très chouette, c’est un plaisir de voir les élèves dans un autre contexte. On vous a tout le temps dans les classes, dans un contexte scolaire, et là, vous jouez un autre rôle. On découvre une facette que l’on ne voit pas et franchement cela fait très plaisir de vous voir dans ce rôle qui vous va tellement bien. Les élèves deviennent des participants et des délégués et ça c’est incroyable.

Mr Magnani : Un peu pareil, de voir les élèves dans un cadre différent je trouve que c’est assez intéressant de voir aussi comment vous arrivez à appréhender quelque chose d’un peu officiel. De voir que vous créez quelque chose d’autre autour de cet aspect officiel via la musique ou la danse. C’était très intéressant.

Presse : Est-ce que, comme première expérience, cela vous a plu ?

Mme Giri-Loussier : J’adore ! (Rire) Vraiment je signe !

Mr Magnani : De même, moi ça m’a vraiment plu. Je considère que c’est vraiment intéressant de voir les jeunes autrement, dans un autre cadre et les voir aussi prendre en responsabilisé quel que soit le rôle qu’ils ont, de ne pas les voir que dans les classes et je pense qu’on a une vision de certains élèves en cours et grâce à l’événement on va les voir différemment. Cela va vraiment changer notre vision et positivement (En chœur avec Mme Giri-Loussier)

Presse : Est ce que vous comptez renouveler l’expérience l’année prochaine ?

Mme Giri-Loussier : Yes !!! 

Mr Magnani : Alors si je suis là oui. De toute façon je pense que l’on ne me lâchera pas si je suis encore là (Oui de Mme Giri-Loussier). Après si je ne suis pas là, tout dépend d’où je suis mais pourquoi pas,  si je suis dans un autre lycée en remplacement, je pourrai essayer de monter quelque chose (Mais tu seras toujours en collaboration avec nous a ajouté Mme Giri-Loussier)

Mme Giri-Loussier : Mr Magnani viendra soit en tant que professeur référent soit en tant que professeur extérieur donc il sera toujours avec nous !

Presse : Et dernière question. Avez-vous trouvé le thème de cette année intéressant ? Si oui pourquoi ? Ou si non pourquoi ?

Mr Magnani : Alors oui, très intéressant dans le sens où on aborde un sujet qui est difficile, complexe sur lequel tout le monde donne son avis et croit connaître la réponse et où on a souvent tendance à simplifier les choses : le lien entre liberté et démocratie.  Je pense que quelle que soit la thématique abordée,  qu’elle soit économique, géopolitique ou culturelle, peu importe. Je pense que cela permet aussi aux jeunes d’apprendre à mieux les définir et notamment la partie démocratie et de vraiment faire un lien autrement que par le cours avec une relation prof-élèves mais bien le vivre et le contextualiser dans un autre moment. C’est eux qui sont au centre et ce n’est pas simplement en cours avec une relation de sachant à une personne qui doit apprendre. Plus tard, ils auront envie de se dire « Tiens, j’avais telle vision et j’ai expérimenté ce que c’est que la liberté, ce que c’est que la démocratie » et ensuite de changer aussi leur point de vue. Moi-même, en tant que professeur, lorsque je vais lire les travaux, j’espère aussi apprendre quelque chose de ce que les jeunes peuvent penser.

Mme Giri-Loussier : Alors moi, j’ai beaucoup aimé le thème pour la simple raison que je pense que les élèves ne se rendent pas compte que la démocratie ce n’est pas quelque chose de donné. On a tellement de  chance de vivre dans un pays qui est démocratique, ce n’est pas le cas partout. Deuxième chose, cela nous amène à la réflexion que la condition de vie n’est pas la même partout, donc tout ce dont on bénéficie ici c’est le fruit d’un effort collectif. C’est beaucoup de sacrifices qui font qu’on continue à profiter de cet héritage. Cet héritage ne peut continuer qu’à la  seule condition que chacun doit respecter les autres. Donc la question de la démocratie des minorités et du respect me font dire que j’aime beaucoup le thème de cette année.

Presse : Merci pour le temps que vous nous avez accordé et bonne continuation à chacun de vous !

Lou-Anne PELLET et Louna Rabotin–Prestaux 

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