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2022

Une cérémonie de clôture forte en émotion 

Après trois jours intensifs en lobbying, débats, délibérations ou encore en gossip box, la Xème édition de la conférence du MFGNU s’achève ce dimanche 6 février avec une cérémonie de clôture forte en émotion. Des mots de remerciement par les membres du board, des discours d’admiration et de fierté par notre merveilleuse présidence, c‘est ce qui a fait de cette cérémonie de clôture une cérémonie exceptionnelle. Ces beaux discours ne clôturent pas uniquement les trois jours de conférence, ils mettent aussi fin à un an de travail, d’organisation, de hauts et de bas, qui ont fait de cette conférence, une Xe édition mémorable et unique.

Tout comme a dû l’être la conférence, la cérémonie de clôture s’est déroulée en hybride. Ainsi, elle a débuté par une diffusion, préenregistrée, des discours de clôture des membres du board. C’est à ce moment-là que l’on a pu constater quelques dysfonctionnements dûs aux contraintes du distanciel. Mais, les membres du board ont su rebondir et nous proposer la suite de la cérémonie en direct. Ils ont prononcé leurs discours avec beaucoup de fierté.  C’est le board de l’équipe presse qui a débuté suivi des SG Adjoints Externe et Interne, puis des vice-présidentes de l’Assemblée Générale. Tous leurs discours étaient accompagnés de remerciements, de félicitations, de solidarité, de compliments ou bien encore d’admiration. Enfin, pour clôturer cette cérémonie, ce sont la SG, Iloa Munoz, et le PAG, Hadrien Tonin, qui ont prononcé chacun leur discours. Des discours très émouvants, qui nous ont tous touchés, nous : messagers, délégués, juges, avocats, membres de la presse, du board, de la présidence, professeurs, en présentiel ou bien en distanciel. Nous étions tous unis dans cet esprit propre au MFGNU. 

Cette lumineuse Xème édition s’est donc terminée par une cérémonie grandiose, suscitant toutes sortes d’émotions, alliant le stress du direct et la joie d’un beau projet mené à bien.

On espère vous retrouver nombreux l’année prochaine pour la XIème édition de la conférence MFGNU ! 

Munement vôtre, 

Louna

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2022

Le point de vue d’un général vis à vis du HCR

Dans le cadre du MFGNU (Modèle Francophone Grenoblois des Nations unies), en tant que journalistes de l’équipe presse, nous avons eu l’honneur et la chance de pouvoir interviewer le général Jean-Philippe Lecouffe, actuellement en poste à Europol. L’entretien s’est déroulé le mardi 25 janvier 2022. Durant cette entrevue, nous avons eu l’occasion de lui poser plusieurs questions sur son rôle dans la structure Europol et quelques questions sur les problématiques du Haut Commissariat des Nations Unies de la conférence, à savoir  : “Démocratie et droit à l’asile, les réfugiés ont-ils leur mot à dire ?” et “Comment garantir une intégration durable des migrants dans leur pays d’accueil ?”

Presse : Bonjour, nous tenons tout d’abord à vous remercier pour le temps que vous nous accordez. Pour commencer, pouvez-vous vous présenter puis, pouvez-vous présenter Europol ?

Général Lecouffe : Oui, je m’appelle Jean-Philippe Lecouffe, je suis général de corps d’armée de la gendarmerie nationale française, et j’ai rejoint il y a à peu près 9 mois Europol en qualité de directeur exécutif adjoint en charge des opérations de l’agence. 

Europol, en quelques mots, c’est l’Agence européenne de l’Union Européenne, qui est chargée de la coopération policière en Europe. Il s’agit d’appuyer l’action des Etats membres de l’Union Européenne, les 27 états membres, en matière de lutte contre la criminalité organisée, le terrorisme et la cybercriminalité.  

Presse : Maintenant, nous souhaitons vous interroger sur la question migratoire dans le cadre du MFGNU. Nous voulions  savoir, dans un premier temps, ce que vous pensez des problématiques suivantes : Démocratie et droit à l’asile, les réfugiés ont-ils leur mot à dire ? et Comment garantir une intégration durable des migrants dans leur pays d’accueil ?

Général Lecouffe : Europol n’agit pas dans ce domaine. Son action va se centrer sur les filières des migrations, et en particulier dans le cadre de ce que l’on appelle la traite des êtres humains, ce qui est un crime. C’est ce que l’on appelle dans la presse : les réseaux de passeurs. Des gens qui souvent mettent en jeu la santé et la vie des migrants et qui leur extorquent de l’argent pour les faire passer d’un pays à un autre, les faire rentrer dans les différents pays avec régulièrement des drames que vous connaissez, avec des migrants qui sont victimes de ces passeurs que ce soit récemment dans la Manche, que ce soit dans des camions ou que ce soit sur les frontières de l’Est de l’Europe. L’action d’Europol vise donc à protéger les migrants contre cette exploitation, puisque ces réseaux criminels font énormément d’argent avec ce trafic d’êtres humains. Cela doit être combattu puisque cela est illégal et contraire aux valeurs que défend l’Union européenne, des valeurs de respect des droits de l’homme et de conformité aux lois et règlements.

Presse : Quels sont les moyens d’action d’Europol dans ce domaine ?

Général Lecouffe : C’est un des domaines de la criminalité qui est le plus en pointe. Pour Europol, c’est une préoccupation essentielle. En effet, Europol accueille un centre qui est chargé de cette problématique que l’on appelle “ European Migrant Smuggling Center” : centre européen de lutte contre les trafiquants de migrants. Nous luttons contre les gens qui exploitent ces migrants, qui les font payer, qui les mettent dans des situations dangereuses pour eux ou pour leurs proches. Le phénomène migratoire est un sujet important ; c’est un domaine de criminalité qui est une priorité puisqu’il s’agit de protéger la vie humaine, et protéger des gens qui sont exploités par leur désir de rejoindre un ou l’autre des pays.

Presse : Comment s’y prend Europol pour lutter contre les personnes qui vont à l’encontre des droits de l’homme ?

Général Lecouffe : Europol n’a pas de pouvoirs exécutifs, elle n’a pas le pouvoir d’arrêter des personnes. Europol appuie l’action des États membres, appuie l’action des forces de police ou de gendarmerie des différents États membres, en faisant de l’analyse des données qui leur sont envoyées par les États membres. On identifie les points communs dans les enquêtes de différents pays, et on va mettre en contact les États membres pour qu’ils agissent en commun, pour être plus efficaces sur tout le phénomène. Donc Europol rassemble des informations, fait des analyses et les transmet aux États membres en leur donnant une image européenne des réseaux criminels. 

Presse : Une question plus personnelle, dans votre carrière avez-vous été confronté à la question migratoire d’une manière ou d’une autre ?

Général Lecouffe : Oui bien sûr cela m’est arrivé. Puisque j’ai récemment eu une réunion sur cette question pour lutter contre ces réseaux qui amènent des migrants sur les côtes de la Manche. Donc on lutte contre les gens qui font de l’argent sur le dos des migrants.

Presse : Selon vous, quels vont être les défis que les différents pays européens vont devoir relever face à ce phénomène ?

Général Lecouffe : Les défis sont énormes, ils sont politiques par exemple. Mais si ces défis pouvaient être résolus simplement je pense que cela serait déjà fait. On touche à des questions d’équilibre Nord-Sud, de pauvreté dans les pays d’origine, d’attractivité de certains pays européens, de questions climatiques mais aussi de questions que l’on traite plus particulièrement en lien avec des activités criminelles qui enrichissent ceux qui les pratiquent. Les défis sont donc nombreux, et il ne peut pas y avoir de solutions simples pour des défis aussi compliqués qui, par ailleurs, touchent de manière très large à tous les secteurs de l’activité politique.

Presse : Comment, dans ce cadre, peut-on faire respecter nos principes démocratiques ?

Général Lecouffe : Je pense qu’on les respecte en protégeant les migrants, mais aussi en respectant les lois et en les faisant voter par les représentants. Donc oui, on s’attache à protéger les droits de ces personnes en luttant contre ces trafics. La démocratie ce n’est pas la loi du plus fort. Donc oui, on respecte nos principes démocratiques mais c’est sur le terrain politique que ce débat doit avoir lieu et il doit être tranché et affiné par les citoyens ou leur représentant. 

Presse : Travaillez-vous en coopération avec des organisations extra-européennes ? 

Général Lecouffe : Oui nous travaillons avec beaucoup d’organisations : avec FONTEX qui est l’agence des frontières européenne, on travaille aussi avec l’agence qui s’occupe de l’asile et des réfugiés EASZO mais aussi avec Interpol, et avec l’office international des migrations. On travaille avec tous ceux qui peuvent nous apporter des informations, qui vont nous aider à lutter contre les personnes qui enfreignent les lois et qui font de l’argent en exploitant les migrants. 

Presse : Merci beaucoup pour cet entretien, merci d’avoir pris du temps pour répondre à nos questions, à bientôt peut-être pour une future conférence MFGNU ! 

Louna Rabotin–Prestaux Alyson Meka Meka

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2022

Deux nouveaux enseignants totalement séduits par le MFGNU 

« La démocratie ce n’est pas quelque chose de donné » : Les mots de Mme Giri-Loussier et Mr Magnani.

Du 4 au 6 février 2022 se tenait la 10ème édition du MFGNU au sein de l’Externat Notre Dame.  Une édition haute en couleur, qui se doit d’être célébrée en grande pompe. Pour certains, professeurs comme élèves, cette conférence est familière. Ils y ont déjà participé à plusieurs reprises. Or, pour d’autres, c’est une expérience nouvelle. C’est pourquoi l’équipe presse a décidé d’aller interviewer deux professeurs : Mr Magnani (Professeur de SES) et Mme Giri-Loussier (professeur d’anglais) pour qui, la 10ème édition du MFGNU, est leur 1ère conférence :

Presse : Bonjour Mme Giri-Loussier et Mr Magnani, vous êtes nouveaux tous les deux et vous n’aviez jamais participé à des conférences MFGNU avant. Quelles sont donc les motivations qui vous ont poussées à participer au MFGNU ?

Mr Magnani : Pour ma part, je suis arrivé très tard dans l’année, en janvier, donc je ne me suis pas engagé sur le processus d’organisation et l’écriture des résolutions. Ce qui m’a amené à venir voir ce week end, c’est que j’ai été engagé dans une association un peu similaire à MUN qui est le « Parlement Européen des Jeunes France ». Pendant une dizaine d’année je me suis intéressé à l’engagement démocratique de la jeunesse. Finalement, aujourd’hui, je suis du côté du professeur,  et je peux voir les élèves s’engager de cette manière-là comme j’ai pu m’engager dans une autre association qui avait un fonctionnement un peu similaire.

Mme  Giri-Loussier : Je suis responsable depuis cette année du comité anglais, et j’en suis ravie. Ce qui m’a motivé, c’est déjà le fait de faire une conférence en partie en anglais, cela m’a beaucoup intéressé. J’ai aussi été attiré par la science politique, parce que cela me passionnait beaucoup. Je voulais vraiment voir, comme Mr Magnani, comment les jeunes abordent ces sujets actuels de la politique.

Presse : Est-ce que vous aviez déjà entendu parler du MFGNU avant d’arriver au lycée ?

Mme Giri-Loussier : Moi, oui car le lycée où je travaillais avant participait aussi au MFGNU et à d’autres conférences MUN donc oui, j’étais au courant.

Mr.Magnani : Moi je connaissais les conférences MUN de nom et un peu de fonctionnement puisque j’étais comme je le disais dans une autre association qui proposait quelque chose d’un peu similaire. J’en avais entendu parler mais je n’y avais jamais participé. Après MFGNU plus précisément je n’en avais jamais entendu parler même quand j’étais au lycée à Grenoble.

Presse : Qu’est-ce que vous avez pensé de la cérémonie d’ouverture ?

Mme Giri-Loussier : J’ai trouvé que c’était très chouette, c’est un plaisir de voir les élèves dans un autre contexte. On vous a tout le temps dans les classes, dans un contexte scolaire, et là, vous jouez un autre rôle. On découvre une facette que l’on ne voit pas et franchement cela fait très plaisir de vous voir dans ce rôle qui vous va tellement bien. Les élèves deviennent des participants et des délégués et ça c’est incroyable.

Mr Magnani : Un peu pareil, de voir les élèves dans un cadre différent je trouve que c’est assez intéressant de voir aussi comment vous arrivez à appréhender quelque chose d’un peu officiel. De voir que vous créez quelque chose d’autre autour de cet aspect officiel via la musique ou la danse. C’était très intéressant.

Presse : Est-ce que, comme première expérience, cela vous a plu ?

Mme Giri-Loussier : J’adore ! (Rire) Vraiment je signe !

Mr Magnani : De même, moi ça m’a vraiment plu. Je considère que c’est vraiment intéressant de voir les jeunes autrement, dans un autre cadre et les voir aussi prendre en responsabilisé quel que soit le rôle qu’ils ont, de ne pas les voir que dans les classes et je pense qu’on a une vision de certains élèves en cours et grâce à l’événement on va les voir différemment. Cela va vraiment changer notre vision et positivement (En chœur avec Mme Giri-Loussier)

Presse : Est ce que vous comptez renouveler l’expérience l’année prochaine ?

Mme Giri-Loussier : Yes !!! 

Mr Magnani : Alors si je suis là oui. De toute façon je pense que l’on ne me lâchera pas si je suis encore là (Oui de Mme Giri-Loussier). Après si je ne suis pas là, tout dépend d’où je suis mais pourquoi pas,  si je suis dans un autre lycée en remplacement, je pourrai essayer de monter quelque chose (Mais tu seras toujours en collaboration avec nous a ajouté Mme Giri-Loussier)

Mme Giri-Loussier : Mr Magnani viendra soit en tant que professeur référent soit en tant que professeur extérieur donc il sera toujours avec nous !

Presse : Et dernière question. Avez-vous trouvé le thème de cette année intéressant ? Si oui pourquoi ? Ou si non pourquoi ?

Mr Magnani : Alors oui, très intéressant dans le sens où on aborde un sujet qui est difficile, complexe sur lequel tout le monde donne son avis et croit connaître la réponse et où on a souvent tendance à simplifier les choses : le lien entre liberté et démocratie.  Je pense que quelle que soit la thématique abordée,  qu’elle soit économique, géopolitique ou culturelle, peu importe. Je pense que cela permet aussi aux jeunes d’apprendre à mieux les définir et notamment la partie démocratie et de vraiment faire un lien autrement que par le cours avec une relation prof-élèves mais bien le vivre et le contextualiser dans un autre moment. C’est eux qui sont au centre et ce n’est pas simplement en cours avec une relation de sachant à une personne qui doit apprendre. Plus tard, ils auront envie de se dire « Tiens, j’avais telle vision et j’ai expérimenté ce que c’est que la liberté, ce que c’est que la démocratie » et ensuite de changer aussi leur point de vue. Moi-même, en tant que professeur, lorsque je vais lire les travaux, j’espère aussi apprendre quelque chose de ce que les jeunes peuvent penser.

Mme Giri-Loussier : Alors moi, j’ai beaucoup aimé le thème pour la simple raison que je pense que les élèves ne se rendent pas compte que la démocratie ce n’est pas quelque chose de donné. On a tellement de  chance de vivre dans un pays qui est démocratique, ce n’est pas le cas partout. Deuxième chose, cela nous amène à la réflexion que la condition de vie n’est pas la même partout, donc tout ce dont on bénéficie ici c’est le fruit d’un effort collectif. C’est beaucoup de sacrifices qui font qu’on continue à profiter de cet héritage. Cet héritage ne peut continuer qu’à la  seule condition que chacun doit respecter les autres. Donc la question de la démocratie des minorités et du respect me font dire que j’aime beaucoup le thème de cette année.

Presse : Merci pour le temps que vous nous avez accordé et bonne continuation à chacun de vous !

Lou-Anne PELLET et Louna Rabotin–Prestaux 

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2022

Le comité ECOSOC, ou comment débattre avec dynamisme sur des sujets d’actualité

Le moment de débattre étant enfin arrivé, nos chers délégués à l’effectif de 29 (14 en présentiel et 15 en distanciel), représentant chacun une délégation, ont débattu et défendu leurs clauses en lobbying mais également lors de débats formels. Ces débats furent synonymes d’enthousiasme, de vivacité et d’investissement lors cette merveilleuse et lumineuse conférence.  

Aux côtés des divers comités, en tant que journalistes, nous nous sommes plongés au cœur des débats. Dans cet article, nous nous attarderons plus précisément sur le comité EcoSoc, comité portant sur les deux problématiques suivantes : Comment garantir une démocratisation stable face à la montée de l’individualisme et Comment concilier développement économique et démocratie ?

Ces problématiques n’ont pas été débattues de suite. En effet, ce vendredi 4 février, la conférence a débuté par un débat informel portant sur : « Comment trouver une solution pacifique face au conflit Ukraine/Russie ? » Ce débat informel avait pour but de s’entraîner à l’oral, de détendre l’atmosphère et de déstresser les délégués, en particulier ceux participant au MFGNU pour la première fois. Nous sommes allés à la rencontre de l’un d’entre eux : 

  • Bonjour Quentin !
  • Bonjour Chiara.
  • Alors comment se déroule cette première conférence MFGNU pour toi ? Que penses-tu du comité ECOSOC ?
  • La conférence se déroule merveilleusement bien pour moi et je ne dis pas ça car je suis interviewé ! Je ne m’attendais pas à cela de prime abord, j’ai été agréablement surpris. J’aime débattre et défendre des causes et particulièrement tout ce qui touche à la politique. Le comité ECOSOC est très dynamique, de plus je trouve les problématiques abordées d’actualité.
  • Un mot pour décrire cette expérience ?
  • Je ne pourrai pas décrire cette expérience en un seul mot, elle se résume à beaucoup plus qu’un seul et unique mot. J’ai appris comment débattre de manière formelle lors des heures d’A.P, et maintenant grâce à cette conférence je débats et développe mon aisance à l’oral. J’ai enrichi mes connaissances autour du pays que je représente à savoir la Grèce et j’ai également noué de nouvelles amitiés comme avec la délégation de Chine ou bien celle des Etats-Unis. 

Durant l’après-midi la problématique « Comment concilier développement économique et démocratie ? » fut débattue. Cette problématique concernant les pays signataires (Autriche, Finlande, Grèce, Islande, Malte, Norvège, Trinité-et Tobago et Uruguay) mena à aborder différents sujets tels que : la liberté d’expression, les droits des travailleurs ou encore l’émergence des pays en voie de développement. Les clauses retenues pour cette résolution sont au nombre de six et exhortent les pays membres à reconnaître le principe de sécurité, la proclamation de la fondation du Comité de la Transition Démocratique, l’aide des pays membres en faveur des pays en voie de développement, la protection accrue des droits du travailleur concernant les droits des enfants. Ces objectifs ainsi que la considération d’une transition mondiale vers la démocratie pour les États présents sont à réaliser d’ici 2050. Lors de ce deuxième jour de conférence, la matinée débute par un deuxième débat informel portant sur la problématique suivante : « Faut-il accorder le droit de véto aux pays membres du Conseil de Sécurité ? ». Ce débat fut assez mouvementé, créant quelquefois des tensions diplomatiques entre les délégations d’Islande et d’Autriche.

Dans un deuxième temps, les délégués ont procédé au débat formel portant sur la fameuse problématique  Comment garantir une démocratisation stable face à la montée de l’individualisme ?  Nous avons pu constater un réel dynamisme de la part de la délégation de l’Autriche, délégué très investi aussi bien lors de débats formels que informels. Cet investissement de Tom, délégué de l’Autriche, démontre une adaptation très positive face à la situation sanitaire car, étant de Bayonne, il fut contraint de participer en distanciel à la conférence. Ce débat dont les membres signataires sont les suivants : Autriche, Allemagne, Belgique, Canada, Etats-Unis, Grèce, Italie, Malte, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède mena au sujet de la politique de transparence mais également à la découverte de cultures et d’histoires éloignées. Les clauses retenues sont au nombre de neuf et se traduisent par la demande auprès des pays membres de reconnaître la coopération mondiale et l’ouverture aux différentes cultures du globe comme voie vers la résolution de cette problématique, l’accompagnement des populations marginalisées, des réglementations du comité de l’Information, le soulignement de l’inefficacité du comité de l’Information, l’exhortation des pays membres à adopter des mesures sociales, une mise en place d’une sensibilisation scolaire, l’intégration auprès des états membres d’un programme scolaire promouvant des activité en faveur de la cohésion entre les enfants, et enfin un appel auprès des pays membres à mettre en place un système contre la notation du citoyen.

La journée s’acheva sur un ton plus détendu avec des questions comme : Quel délégué porte la meilleure tenue ? Quel délégué a le plus de chances de devenir président ou dictateur ? Quelle délégation est la plus éloquente ? Ces élections ont laissé une note bon enfant à cette journée pour ces jeunes qui mettent un pied dans le monde des grands diplomates.

En conclusion, ces débats ont permis l’enrichissement et l’aboutissement d’un travail préparé depuis des mois et la construction de nouvelles amitiés virtuelles ou réelles au sein d’une conférence lumineuse et pleine de vie.

ALAMPI CHIARA 

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2022

Les enjeux importants du comité UNESCO :

 « Les enjeux sont importants, la liberté et la démocratie sont des problématiques primordiales dans le monde » nous dit la présidente du comité UNESCO, Axelle Garin.

Cette conférence du comité UNESCO a commencé avec quelques problèmes techniques, en effet les élèves en distanciel ont rencontré des difficultés à se connecter et à participer activement aux débats. Mais une fois ces soucis réglés, le comité a pu se scinder en trois différents groupes de lobbying, par affinité d’opinions politiques. Les différentes délégations ont ainsi commencé à réfléchir à propos des deux problématiques qui leur ont été proposées, la première étant « Comment concilier liberté de la presse et transparence de l’information dans le monde ? » et la seconde « Comment favoriser l’engagement des jeunes adultes en politique ? ».

La première journée a été productive, le lobbying s’est terminé dans son intégralité. N’ayant pas le temps de passer aux débats formels de la première problématique, les délégations se sont ensuite exercées par le biais de débats d’entrainements « pour ou contre » sur des sujets divers tels que «Le développement de l’intelligence artificielle », « La pilule contraceptive pour homme », ou encore « L’euthanasie ». L’après-midi s’est achevée sur un ice breaking, les délégués devaient proposer une vérité et un mensonge les concernant, et leurs camarades devaient alors deviner quelle était la vérité.

Le deuxième jour ont été votés les amendements. Les deux débats formels et votes des résolutions se sont conclus par une majorité en faveur de la protection et accompagnement des journalistes avec des résultats de votes assez serrés, et une grande majorité en faveur de l’engagement politique des jeunes adultes. Cette journée-là s’est terminée par la réalisation des gages de la gossip box, nous avons pu observer des demandes en mariages et beaucoup de danses.

C’est ainsi que se termine cette Xème édition du MFGNU, de même que cet article, sur les belles paroles d’Axelle Garin « C’était une merveilleuse conférence, riche en débats et en émotions qui, malgré des problèmes techniques, s’est très bien déroulée ».

Enzo Rey

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2022

Le CRNU, des débuts prometteurs pour un nouveau comité au MFGNU !

Cette année un nouveau comité a pris sa place parmi les dix autres : le CRNU, Comité de Réforme des Nations unies. Le but de ce comité est de trouver des moyens de changer le fonctionnement de l’ONU, d’y effectuer des réformes afin d’en améliorer le fonctionnement. La première problématique que traiteront les délégués cette année portera sur la manière dont on peut mettre en valeur les pays et continents peu écoutés (membres non-permanents notamment) du Conseil de Sécurité sans aller à l’encontre des intérêts des pays permanents. Et la seconde permettra aux délégués de chercher les différents moyens d’élargir les champs d’action de l’ONU, en proposant par exemple plus d’assistance humanitaire dans les pays dans le besoin. Un programme qui s’annonce chargé pour ces trois jours, dans ce comité qui mérite de prendre de l’importance !

En cette dixième édition du MFGNU, les membres du CRNU ont donc la chance d’avoir à leur tête Solène Marcé et Joran Buretier en tant que facilitateurs, ainsi que Noémie Keraval à la Présidence. A l’Externat Notre Dame, où la conférence se déroule en présentiel, j’ai eu la chance de pouvoir interviewer Joran et Noémie pendant que les délégués travaillaient tous avec concentration sur leurs différents lobbyings : « En tant que facilitateur, je dois aider les délégués à préparer les débats, je relis leur rapport et je veille au bon déroulement de la conférence » témoigne Joran. « Je voulais vraiment un poste dans le board ou l’État-major, d’autant plus que c’est ma 6ème et dernière expérience à MUN, alors j’avais envie de changer ! C’est super d’avoir une vision plus générale, de pouvoir aller de pays en pays. » m’a dit Noémie. Le sujet des Nations unies, s’il reste très vaste, est qualifié de très intéressant par la plupart des membres du comité et leur permet de beaucoup en apprendre sur l’ONU. « Je travaille sur la première problématique : comment améliorer la représentativité des pays non-membres permanents au CS ? qui induit beaucoup de solutions, avec des débats animés et des pays pleins de positions différentes » a précisé Joran.

Vendredi après-midi, les débats informels ont commencé : les délégués ont été inspirés, puisque les pancartes se sont toutes levées avec réactivité face à des arguments animés sur le thème du séchage de la vaisselle. Les délégués, directs et francs, ont réussi à débattre avec beaucoup de répondant malgré les nombreux fou-rires qui s’imposaient entre chaque réponse. Les débats formels de samedi s’annoncent bien !

Samedi matin, un nouveau débat informel : « Le talent est-il gage de réussite ? » Les délégués, toujours aussi à l’aise à l’oral, ont repris un peu de sérieux à l’approche de la résolution arrivée dans la matinée. Tous se sont ensuite concentrés sur celle-ci avec application avant de commencer les débats formels, qui se sont terminés par de beaux applaudissements : la résolution sera passée après 45min de débat. Ensuite, c’est l’heure de piocher dans la boîte à gossip ! La délégation de l’Inde a eu droit à quelques compliments tandis que le Brésil et les USA nous ont dévoilé leur talent de danseur et chanteur. Nouveau débat informel pour terminer la matinée : La Terre est-elle ronde ? Cette fois, beaucoup de théories farfelues ont tourné en boucle pour remettre un peu d’ambiance dans les comités. Puis les délégués ont eu droit à une session de débats formels pendant l’après-midi qui ne sembla pas pour autant les fatiguer : nous les entendions plus tard danser la macarena avec entrain depuis le couloir !

Lors de cette 10ème édition du MFGNU, ce nouveau comité a donc connu un très bon début, très prometteur, et a su satisfaire tous ses membres.

Solène PELISSIER

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2022

Une première approche du MFGNU… Le comité collégien

Pour cette lumineuse Xème édition, nos plus jeunes délégués, élèves de troisième de l’Externat Notre Dame et de l’Institution Bayard, ont pu découvrir la conférence avec une thématique au cœur de l’actualité. Discutant, comme les autres comités, de la démocratie et des libertés, leur problématique a été la suivante :

  • Comment favoriser l’engagement de la jeunesse au sein de la démocratie ?

Après un petit jeu pour briser la glace organisé par la présidence et la cérémonie d’ouverture en vidéo, les élèves ont eu droit à une petite pause durant laquelle j’ai pu recueillir les premiers témoignages.

Bénédicte, déléguée du Brésil, nous dit être un peu stressée d’avoir à prendre la parole, mais avoir hâte de commencer les débats. Sa camarade Blandine, déléguée du Royaume Uni est impatiente de commencer les discussions. Anouchka, membre de la présidence, nous confie qu’elle espère des troisièmes des réponses à la question principale, mais également qu’ils oseront prendre la parole et auront du plaisir à échanger leurs opinions.

A la suite d’un premier débat informel pour apprendre les formules de politesses, nos jeunes délégués ont formé des groupes de lobbying, afin de discuter des clauses proposées par chaque pays pour choisir les résolutions qu’ils présenteraient face à l’assemblée.

Continuant le lobbying après le repas, nos jeunes élèves nous ont confié leurs motivations de commencer les débats formels : Alex, représentant de l’UNICEF nous raconte sa joie de faire de nouvelles rencontres, de découvrir de nouveaux bâtiments, de pouvoir parler et faire des discours. Ninon, déléguée de la Colombie, parle du fait que prendre la parole devant les autres peut faire peur mais que c’est une expérience unique et très enrichissante pour le futur. Elle aimerait le refaire l’année prochaine pour, peut-être, découvrir d’autres rôles.

La journée s’est achevée par le dévoilement de la Gossip Box, dans laquelle on compte un nombre incalculable de slows, demandes en mariage et macarenas. 

Le lendemain, ces jeunes élèves ont continué le lobbying, et ont réalisé les photos de groupe officielles, avant de commencer les débats formels, c’est-à-dire les négociations concernant la problématique sur laquelle ils devaient travailler.

Dans l’après-midi, lors d’une négociation, présentée par le Nicaragua et l’Uruguay, les pays membres ont proposé de développer les établissements scolaires dans les pays défavorisés, d’abaisser l’âge du droit de vote à 16 ans, de créer un parti politique des jeunes, ou des conseils des jeunes. L’école obligatoire jusqu’à 16 ans et la possibilité de déployer des bourses pour les familles en difficulté financière a été proposée. Des campagnes de sensibilisation à l’importance du vote, un service militaire ou civique fortement recommandé ainsi qu’un cours d’éducation politique optionnel à partir de 12 ans et obligatoire à 16 ans ont été conseillés.

Un premier amendement a été en défaveur des enseignements politiques en classe. En effet l’Autriche a défendu l’idée que les adolescents encore trop jeunes ne seraient pas intéressés.

Les pays proposant la clause ont réagi en soutenant l’idée de cours d’enseignement politique que ces heures d’éducation civique et politique ne seraient qu’optionnelles à 12 ans, mais l’Autriche a rétorqué que c’était à la famille ou à l’entourage du jeune de lui enseigner la vie de l’Etat.

Bien évidemment, la plupart des délégations ont été d’accord sur le fait de dire que le jeune serait influencé par les idées familiales et ne pourrait pas forger sa propre opinion.

Le vote a déterminé que la modification de résolution demandée par la délégation de l’Autriche ne passait pas.

Un second amendement a été demandé par la Corée du Nord et la Norvège, insistant sur le fait de rendre les services militaires et civiques obligatoires, ou alors de fortement le valoriser. La Belgique a proposé d’en raccourcir la durée pour ne pas couper les jeunes dans leurs études par exemple. Le vote a montré que la grande majorité des délégations pensaient à l’image de ces pays, l’amendement a donc été retenu.

Un autre groupe de délégués a pris la parole, pour défendre l’idée que le droit de vote à 16 ans n’est pas à valoriser. Le Burkina Faso, l’Irak, l’Iran ainsi que la République Démocratique du Congo (RDC) ont soutenu qu’à 16 ans, un jeune est encore beaucoup trop influençable, et que l’abstention serait de plus en plus forte. La Norvège a répliqué que d’après des enquêtes effectuées dans son pays, le taux d’abstention, au contraire, diminuait si l’on ouvrait le vote aux plus jeunes, du fait, probablement, du sentiment de responsabilité que les adolescents ressentaient. Le vote -très serré avec 16 voix pour et 17 contre- a décidé que l’amendement ne serait pas conservé.

Pour conclure cette résolution, le vote général a dévoilé des résultats également assez serrés, avec 13 voix pour, 16 voix contre et 7 abstentions. La résolution n’est donc pas adoptée.

Après une petite pause, d’autres résolutions ont pu être traitées, notamment celles représentées par la Norvège, les Etats-Unis et la Suisse, ou encore une présentée par la Corée du Sud et l’Autriche, mais malheureusement pris par le temps, les délégués n’ont pas pu proposer leurs amendements.

Quoi qu’il en soit, la Corée du Sud et l’Autriche ont proposé de développer les échanges entre pays pour permettre aux plus jeunes de découvrir des cultures et langues étrangères, de leur proposer de participer à des conférences telles que le MFGNU ou de faire partie de voyages à l’ONU une fois par an pour découvrir le fonctionnement de la diplomatie internationale. A l’image d’autres délégations, ces pays ont proposé de développer les conseils municipaux de jeunes, les associations démocratiques, et l’organisation de manifestations encadrées. Au contraire, ils ont parlé de conserver l’âge du droit de vote à 18 ans et de rendre un service militaire d’un an et demi obligatoire. Ils ont accentué leurs propos en indiquant que, pour leur nation, ne pas effectuer ce “devoir envers la patrie” serait un déshonneur, et que les jeunes adultes préféreraient quitter leurs familles et amis pour effectuer ce service plutôt que de manquer à leur devoir civique.

Pour conclure, la résolution a été acceptée avec 25 voix pour.

La journée s’est terminée sur une autre ouverture de la Gossip Box, la nomination de la meilleure déléguée (Manon, délégation de la Chine)  et des promesses de se revoir rapidement.

J’ai ensuite eu la chance de poser quelques questions aux déléguées de l’Irak et de l’Espagne (article Interview des élèves extérieurs) qui se sont dites satisfaites de cette conférence.

En résumé, cette première approche de la conférence n’a été que positive et a fortement donné envie aux jeunes de continuer à s’y investir pour les années futures !

Solange Roth

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2022

Interviews : Des élèves extérieurs en présentiel à l’Externat Notre Dame 

Pour cette Xème édition du MFGNU, les mesures sanitaires ont malheureusement contraint les délégués extérieurs à débattre par visioconférence. Malgré cela, les membres de l’État-Major des autres lycées, ainsi que les collégiens de l’Institution Bayard, ont pu être en présentiel et j’ai eu la chance de pouvoir leur poser quelques questions durant les pauses.

  • Tout d’abord, j’ai pu m’entretenir avec deux facilitatrices venant du lycée Pierre Termier.

Solange Roth : Pouvez-vous vous présenter, et nous dire votre rôle au sein de la conférence cette année ?

Callixte Debart : Je m’appelle Callixte, je viens de Pierre Termier et je suis facilitatrice au Conseil de Sécurité.

Capucine Chapelet-Letourneau : Et moi je suis Capucine, également à Pierre Termier et facilitatrice au CS.

S. R. : Qu’est-ce qui vous a donné envie de participer à la conférence cette année, et de viser, en plus, ces places dans la présidence ?

C. C.-L. : Pour nous c’est la dernière année au sein du MFGNU puisqu’on est en Terminale donc on voulait vraiment finir en ayant un poste important qui nous tenait à cœur. C’est pour ça qu’on a décidé de postuler pour être facilitatrice et plus particulièrement dans le CS.

S.R. : Donc vous étiez déjà dans la conférence les années précédentes ?

C. D. : Oui, en seconde et en première, en temps que déléguées.

S.R. : Quelles sont vos attentes vis-à-vis de ce dernier MFGNU pour vous ? Quel est votre ressenti pour l’instant ?

C. D. & C. C.- L. : Tout d’abord de profiter, et plus particulièrement parce qu’on est dans la présidence mais également de s’enrichir et apprendre de nouvelles choses !

S.R. : Merci beaucoup ! Pourriez vous maintenant me rappeler les problématiques et m’indiquer ce qu’elles vous évoquent ?

C. D. : Donc il y en a une sur “Comment assurer une démocratie au Sahel ?” . Je trouve que c’est un sujet important parce que c’est vraiment un terrain sensible en Afrique ; il y a des civils et des enfants qui meurent, ou qui sont enrôlés, … je pense que c’est vraiment essentiel de mettre en place une démocratie afin d’arrêter la guerre, les famines engendrées, etc…

C. C.-L. : Moi la problématique que je présente, c’est “Comment éviter une future guerre à Taiwan ?”. Ce qui m’a principalement intéressée c’est que justement, là on essaye d’agir en avance, parce que la guerre n’est pas encore déclarée. C’est aussi un cas très particulier, parce qu’on pourrait presque se rapprocher d’une Guerre Froide et ce sont ces enjeux-là que j’ai trouvés pertinents.

S. R. : Et pour finir, pour l’année prochaine, par rapport à votre parcours dans le supérieur, envisagez-vous quelque chose en lien avec MUN ou la diplomatie en général ?

C. D. : Non pas du tout, et c’est aussi pour cela que je participe à la conférence, parce que tout ce que je fais au lycée n’a aucun rapport avec la géopolitique, mais cela m’intéresse tout de même, donc ça me permet de garder un lien avec ces sujets.

C. C.-L. : Moi je fais de la géopolitique au lycée, mais l’année prochaine je ne m’oriente pas du tout vers  la diplomatie. Je vais quand même essayer de me renseigner sur des conférences étudiantes pour continuer.

  • Ensuite, j’ai pu interviewer un facilitateur du Human Rights Committee, élève du lycée Philippine Duchesne.

Solange Roth : Peux-tu te présenter et rappeler ton rôle au sein de la conférence cette année ?

Côme Thevenin : Moi c’est Côme Thevenin, en Terminale à l’ITEC, et je suis facilitateur au Comité Anglais, donc j’aide les délégués, notamment s’ils ont des questions. Et je m’occupe aussi des élèves en distanciel, pour faire en sorte qu’ils comprennent et puissent interagir avec les autres, même si c’est un peu compliqué, on a des petits soucis techniques…

S. R. : Avais-tu déjà participé au MFGNU les années précédentes ?

C. T. : Oui, j’avais déjà participé lorsque j’étais en seconde, en tant que délégué au HCR, et j’ai également été facilitateur du Comité UNESCO au PHILIMUN, le MUN de l’ITEC. J’ai également déjà pris part à une conférence en anglais avec FERMUN, le MUN de Genève.

S. R. : Et qu’est-ce qui t’a donné envie de participer spécifiquement cette année ?

C. T. : Principalement le fait que le MFGNU soit  une conférence qui a une grande ampleur, la première fois que j’y étais, j’étais assez impressionné, même si on n’avait pas eu les cérémonies d’ouverture et de clôture… Il y a aussi le fait que ce soit une grosse conférence, que cela peut être enrichissant et très intéressant et ça m’a donné envie d’y aller mais aussi. Puis, une fois que j’étais délégué, j’ai voulu voir comment ça se construisait, d’où cette place dans l’État Major.

S. R. : As-tu des attentes spéciales vis-à-vis de cette Xème édition, qui est en plus ta dernière ? Quel est ton ressenti pour le moment ?

C. T. : En temps que facilitateur, j’aimerai que tout le monde passe une bonne conférence et que ce soit interessant. L’idéal serait que tout le monde puisse s’impliquer dans le processus. Après, pour le moment c’est un peu la course, pour gérer les élèves en visio et ceux en présentiel, ça demande beaucoup de travail. Mais je suis quand même satisfait parce que les retours pour le moment sont plutôt bons.

S. R. : Est-ce que tu peux parler un peu des problématiques du Comité Anglophone ?

C. T. : Cette année on a deux problématiques, une sur “Comment faire entendre les voix des minorités dans les démocraties ?”, qui n’est pas celle sur laquelle j’ai travaillé mais que je trouve très intéressante. Personnellement, j’ai écrit mon rapport sur “Est-ce que le nationalisme et les démocraties peuvent être réconciliés” et je trouve également que c’est un sujet très intéressant parce qu’il est très vaste et que toutes les délégations sont concernées et ont un avis tranché sur la question ; tous les pays ont un mouvement nationaliste et un rapport plus ou moins certain avec la démocratie. Cela permet donc à tous les pays, qu’ils soient importants ou plus petits diplomatiquement, de débattre et d’avoir une voix intéressante. C’est également un sujet qui en amène beaucoup d’autres et c’est un bon point pour les négociations.

S. R. : Et pour l’année prochaine, ou ton avenir plus général, penses tu faire quelque chose en rapport, de près ou de loin, avec MUN ou la diplomatie,  ou même avec l’anglais ?

C. T. : Alors en rapport avec l’anglais, oui, car j’espère obtenir une double licence droit et langues étrangères appliquées. Donc le droit c’est intéressant parce que MUN permet d’apprendre à écrire des résolutions, ce qui revient à créer du droit, en rédigeant des textes qui ont après une valeur législative, et le Comité Anglophone, pour les langues, parce que j’ai toujours apprécié ça et ça m’a donné une sorte d’avant-goût de ce à quoi je pourrais avoir à faire. Et pour finir, j’espère pouvoir continuer les conférences MUN pendant mes études.

  • Pour terminer, des collégiennes de l’Institution Bayard ont répondu à mes questions .

Solange Roth : Tout d’abord, pouvez vous vous présenter et rappeler votre délégation ?

Aya Atif : Je suis Aya,élève au collège Bayard, et déléguée de l’Espagne.

Bénédicte Dupont : Je m’appelle Bénédicte, aussi à Bayard et je suis la délégation du Brésil.

Carla Colombas : Je m’appelle Carla, dans le même collège et je représente l’Irak.

S. R. : Qu’est-ce qui vous a donné envie de participer à la conférence cette année ?

A. A. : Mon frère et ma sœur ont fait MUN et ils ne m’en ont raconté que du positif, et j’ai voulu tester. Et ça m’a beaucoup plu.

B. D. : J’ai participé sur conseils de ma sœur, et surtout parce que j’aime débattre. C’est aussi une expérience unique.

C. C. : Moi j’avais de très bons retours à ce sujet, et c’était aussi pour me faire une expérience. Je trouvais que c’était un bon projet.

S. R. : On est à la fin de la conférence pour vous, est-ce que vous aviez des attentes et si oui, ont-elles été réalisées ?

A. A. : Oui, c’était très intéressant et enrichissant. Pour ma part je n’ai pas trop participé à l’oral, mais j’ai bien aimé.

B. D. : Comme j’ai un peu peur de prendre la parole devant beaucoup de monde (43 élèves au comité), je me suis dit que je serai plus à l’aise après avoir vécu un MFGNU. J’ai aussi appris à débattre sur une problématique pas évidente, MUN m’a beaucoup aidée.

C. C. : Oui, j’ai pris du plaisir à débattre, malgré le fait qu’à la fin, on a dû se précipiter puisqu’on a été pris par le temps, c’était un peu dommage. Mais à part ça j’ai beaucoup apprécié la conférence.

S. R. : La problématique était la suivante : “Comment favoriser l’engagement de la jeunesse dans une démocratie ?”. Qu’en avez vous pensé ?

B. D. : C’est une problématique assez difficile qui pourrait être un peu effrayante quand on la lit au premier abord mais au fur et à mesure des débats et de la conférence, on est plus à l’aise avec et on se rend compte qu’il y a plein de solutions, diverses et variées.

C. C. : C’était un sujet un peu compliqué, et délicat et j’ai eu un peu de mal à trouver des informations concernant mon pays.

S. R. : Avez vous un souvenir marquant ou quelque chose qui vous a particulièrement plu ?

B. D. : Avant de venir, j’avais peur que ce soit vraiment très sérieux, que l’on doive rester assis derrière des tables toute la journée à débattre, donc ce qui m’a vraiment plu c’est la Gossip Box, c’était super drôle !

S. R. : Et pour finir, seriez vous tentées de recommencer l’année prochaine ?

C. C. : Oui, ça me motiverait bien.

A. A. : Moi aussi j’aimerai poursuivre l’année prochaine.

B. D. : L’année prochaine, j’aimerai bien essayer un autre rôle pour voir le MFGNU sous un autre angle, comment la conférence s’organise, etc, du coup peut-être être facilitatrice du Comité Collégien.

Pour conclure, les retours de cette merveilleuse et lumineuse Xème édition sont très positifs, avec des délégués et membres de l’État-Major enthousiastes et motivés !

Solange Roth

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2022

« Communication » et « partage » définissent nos SGACE

           Pour mettre à l’honneur nos chères secrétaires générales adjointes communication et événementiel, Clarisse VALYI-BESA et Anaëlle CHASSAGNE, les membres de la presse ont décidé d’écrire un article pour les remercier de leur travail qui a permis de suivre le déroulement de cette 10ème conférence du MFGNU via les réseaux sociaux. 

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Toutes deux SGA Communication et Evénementiel cette année, les deux terminales jouent un rôle majeur dans l’équipe presse du MFGNU 2022. 

Nous avons donc décidé d’interroger les principales concernées. A commencer par Anaëlle CHASSAGNE qui a gentiment accepté de répondre à nos questions. Il faut savoir que cette conférence est sa quatrième, elle a commencé en tant que messagère en troisième puis elle a enchaîné en étant deux ans de suite vidéaste, et cette année elle se lance dans le board en tant que secrétaire générale adjointe communication et événementiel. Son rôle consiste à s’occuper du site, mettre en avant la conférence sur les réseaux sociaux, faire des vidéos et encadrer principalement les vidéastes, puisque c’est le domaine dans lequel elle s’épanouit le plus et où elle a le plus d’expérience. Nous lui avons demandé ce que cette conférence lui avait apporté humainement « ça m’a permis d’oser aller voir les autres, leur demander de les prendre en photo également, de pouvoir gérer un poste à responsabilité cette année. ». Elle conclut avec un dernier conseil donné aux futurs participants de la conférence : ce serait de lâcher prise, faire tout ce qu’on aime et tout ce qu’on souhaite et surtout ne pas avoir peur. Et essentiellement d’oser puisque c’est une expérience incroyable.

 Nous remercions Anaëlle pour son magnifique travail et son investissement ! Nous te souhaitons une bonne continuation dans tes études supérieures. 

« Depuis la 6eme nous la connaissons. Anaëlle c’est quelqu’un de toujours souriant, de bonne humeur au lycée qui donne la joie de vivre. Elle est motivée dans ce qu’elle fait : quand elle a un projet, elle y va à fond et elle donne tout. C’est quelqu’un d’admirable pour ça : elle se donne à fond et ça paye. La place qu’elle a pris au sein du board lui correspond parfaitement car elle est hyper douée pour le montage. Elle mérite cette place, elle a fait beaucoup pour avoir ce poste. » Eline et Manon, amies proches de Anaëlle.

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Nous poursuivons avec Clarisse VALYI-BESA qui a pu nous accorder un moment dans cette journée chargée. Tout comme son binôme, c’est sa quatrième conférence. Après avoir été messagère, elle est devenue photographe dans l’équipe presse pendant deux ans et aujourd’hui elle occupe une place dans le board en tant que secrétaire générale adjointe communication et événementiel. Ce qui est en totale cohérence avec son futur projet professionnel. En effet, elle souhaite s’orienter vers un IUT en info-communication pour aller dans le domaine de l’événementiel par la suite (organiser des événements, des mariages, conférences, séminaires, spectacles). Le rôle de Clarisse dans cette conférence est plus axé sur s’occuper de la communication (réseaux sociaux, mail…), du site internet et de permettre aux photographes de « briller » et de s’épanouir. Elle a choisi ce poste car elle adore organiser tout ce qui est dans la communication et sur les réseaux. « A savoir que l’évènement est en hybride présentiel-distanciel, mon poste permet à la conférence de briller grâce aux story. Les élèves extérieurs peuvent vivre la conférence comme les personnes en présentiel, voir tous les petits moments de la conférence. »  Ces quatre années de conférence lui ont permis d’égayer sa créativité, de l’aider à travailler en équipe, de rencontrer les personnes des autres lycées avec qui elle a pu rester en contact. Humainement parlant, ça lui a beaucoup apporté car c’est une expérience incroyable. Le conseil qu’elle donnerait à ceux qui souhaiteraient se lancer, serait d’oser car même si on se trompe, on apprend, et dans cet événement, on ne juge personne. Il y a de la bienveillance. 

Nous te souhaitons d’organiser encore beaucoup d’événements et de t’épanouir comme tu le fais actuellement !

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« Clarisse je la connais depuis la 6eme, une fille qui est très gentille, très altruiste, très organisée, très tolérante et très communicatrice. Je la vois donc très bien dans le poste qu’elle occupe actuellement car elle souhaite en faire son métier plus tard (dans la communication). Elle donne tout pour les projets et les gens qu’elle aime. Je sens qu’elle est très investie dans cette aventure du MFGNU. C’est une fille en or. » Taylor et Ilyana, amies proches de Clarisse.

Chana et Stella

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2022

Entre débats formels et sessions intenses : l’AG1 débat sur l’environnement et les libertés individuelles

Cette année, les membres du comité environnement s’interrogent sur la manière d’instaurer de nouvelles habitudes afin de préserver l’environnement tout en respectant les libertés individuelles, et cherchent un moyen de réguler les impacts environnementaux causés par les nouvelles technologies, à l’aide du pouvoir démocratique. En effet, les problèmes environnementaux sont de plus en plus nombreux aujourd’hui, et s’étendent dans des domaines très vastes et divers (l’énergie, la commercialisation, les sciences de la Terre…) ce qui donne beaucoup de matière pour débattre. 

A ces problèmes, le comité est à la recherche de solutions, qu’ils trient puis débattent. 

Afin d’en apprendre plus sur le ressenti de chaque élève vis-à-vis de cette conférence, nous sommes tout d’abord allés interroger les membres de l’Etat-major de ce comité : Vivienne Wu et Juliette Torres-Cignoti sont facilitatrices, originaires du Lycée Pierre Termier, et Morgane Chassande-Barrioz, élève de l’Externat Notre Dame, est présidente. “Au début, nous avons dû faire face à plusieurs problèmes techniques, et puis les délégués étaient plutôt  timides, témoignent-ils. Mais ensuite tout s’est réglé et on remarque une bonne entente entre chacun, tout le monde est super sympa !” En effet, vendredi après-midi, nous nous sommes bien amusés à regarder les différents gossips au sein du comité : nous avons eu droit à une valse entre le Canada et la Chine avec respect des distanciations sociales !”

“J’adore MUN”, nous dit Vivienne. “L’année dernière, j’étais déléguée, alors ça m’intéressait de monter en hiérarchie. Et c’est encore mieux en présentiel !”

“Oui”, approuve Juliette, “Devenir facilitatrice nous a permis vraiment de se rendre compte de tout le travail qu’il y avait derrière une conférence. Il faut gérer l’organisation présentiel-distanciel, les  pauses, les TPG…”, “On gagne en efficacité et on apprend à s’organiser !” ajoute Morgane. 

Samedi matin, les délégués ont débattu sur un sujet ayant le mérite de ne pas être particulièrement facile : Pour ou contre l’énergie nucléaire pour protéger l’environnement ? Mais ils  se sont tous bien débrouillés, avec beaucoup d’idées opposées qui ont convergé. Ensuite, passage à la rédaction des amendements et aux débats formels avant la pause de midi, bien méritée. Puis les délégués ont eu droit à une session intense de débats formels pendant l’après-midi.

Des débats enrichissants et vivants, avec des membres satisfaits.

Solène, Prunelle et Emilia